À Mende, la Faculté d’Éducation et l’Université de Montpellier au cœur de la rentrée présidentielle
Le 1er septembre, à l’occasion de la rentrée scolaire, le site de Mende de la Faculté d’Éducation de l’Université de Montpellier a accueilli le Président de la République Emmanuel Macron et le ministre de l’Éducation nationale Édouard Geffray. Une rencontre placée sous le signe de la réforme de la formation des futurs enseignants et de l’avenir de l’École dans les territoires.
Après une matinée consacrée à la rentrée au lycée Chaptal de Mende, Emmanuel Macron a choisi de poursuivre son déplacement sur le site mendois de la Faculté d’Éducation de l’Université de Montpellier. Un choix particulièrement symbolique alors que la rentrée 2026 marque la mise en œuvre de la réforme de la formation initiale des enseignants et du nouveau concours de recrutement accessible dès la licence.
Le Président de la République a ainsi rencontré des étudiants engagés dans un parcours vers le professorat des écoles, parmi lesquels les premiers lauréats du nouveau concours à bac+3. Au cœur des échanges : leur choix de devenir enseignants, leur formation universitaire, leur découverte progressive du métier et les conditions permettant de susciter et d’accompagner les vocations.
Former les enseignants au plus près des territoires
Cette rencontre a également permis de mettre en lumière une spécificité forte de la Faculté d’Éducation : proposer une formation universitaire de proximité, au cœur des territoires.
À Mende, cette implantation permet à de jeunes Lozériens et Lozériennes de se former sans devoir quitter leur département pour accéder à une formation universitaire préparant aux métiers de l’enseignement. Elle contribue ainsi à créer un véritable continuum entre le territoire où les étudiants se forment et celui dans lequel ils pourront demain exercer.
Dans son intervention, Emmanuel Macron a lui-même souligné l’importance de ce modèle. Il a notamment défendu l’idée de développer des formations universitaires dans des villes qui ne sont pas les « villes-cœurs » des universités, estimant que ces implantations constituent un véritable « outil d’aménagement du territoire ».
Pour le Président, la présence universitaire à Mende participe ainsi à une forme de « démétropolisation » de l’enseignement supérieur, en permettant aux territoires de bénéficier eux aussi de « matière grise » et de formations de qualité.
Une formation universitaire qui prépare progressivement au métier
La visite intervient dans un contexte de transformation profonde de la formation des enseignants.
Depuis cette rentrée, le concours de recrutement des professeurs des écoles est accessible dès la fin de la licence. Cette nouvelle organisation doit permettre aux futurs enseignants de construire plus progressivement leur parcours professionnel, avec une formation renforcée en master et une entrée plus précoce dans le métier.
À Mende, cette réforme prend une dimension particulière : le site dispose depuis 2019 d’une offre universitaire post bac avec la licence pluridisciplinarité et métiers de l’enseignement, de l’éducation et de la formation, permettant de préparer progressivement les étudiants au professorat des écoles. La nouvelle Licence Professorat des écoles s’inscrit ainsi dans la continuité du travail engagé par la Faculté d’Éducation pour accompagner les vocations et construire une formation universitaire au plus près des besoins des territoires.
L’attractivité de cette nouvelle voie semble d’ailleurs au rendez-vous : à l’échelle du site de Mende, plus de 1 000 candidatures ont été enregistrées sur Parcoursup pour les places en première année de la nouvelle licence, soit une progression annoncée de 230 %.
Des étudiants au cœur de la rencontre
Au-delà du symbole d’une visite présidentielle, le temps d’échange organisé à Mende a surtout donné la parole aux étudiants.
Leurs témoignages ont porté sur les raisons qui les conduisent à choisir le métier de professeur des écoles, mais aussi sur l’intérêt d’une formation universitaire pluridisciplinaire, articulée à la découverte concrète du métier.
Les échanges ont également permis d’aborder la mobilité internationale et la possibilité, pour les futurs enseignants, de réaliser des stages à l’étranger afin de découvrir d’autres systèmes éducatifs et d’autres cultures.
Autant de sujets qui témoignent d’une conception de la formation qui ne se limite pas à la préparation d’un concours : il s’agit de construire progressivement une identité professionnelle, de développer une culture éducative et de préparer les futurs enseignants à la diversité des situations qu’ils rencontreront dans les classes.
« L’une des plus belles missions »
En conclusion de son intervention, Emmanuel Macron s’est adressé directement aux étudiants pour saluer leur engagement à devenir enseignants.
Il a rappelé la responsabilité qui accompagne la liberté pédagogique et évoqué ce qui fera demain leur quotidien : accompagner les élèves, leur transmettre des connaissances, développer leur esprit critique et leur donner confiance en eux.
« Nous avons besoin, pour notre jeunesse et le futur de la nation, d’avoir des compatriotes qui décident de s’engager pour transmettre », a-t-il déclaré, avant de qualifier cette mission de « l’une des plus belles ».
Cette rencontre aura ainsi permis de mettre en lumière, au-delà de l’actualité de la réforme, une conviction au cœur du projet de la Faculté d’Éducation : former les enseignants partout où les vocations émergent, au plus près des territoires, pour que l’université et l’École contribuent ensemble à leur avenir.
À Mende, cette ambition prend tout son sens.











